Nos tutelles

CNRS
INSU

Rechercher





Accueil > Moyens nationaux > Parc national de planeurs sous-marins

Parc national de planeurs sous-marins

Description

Les planeurs sous‐marins (gliders) sont des robots autonomes qui se présentent sous la forme de torpilles de longueur 1,50 m environ et de poids 50 à 60 kg. Ils sont équipés d’ailes leur permettant de planer dans la colonne d’eau jusqu’à des profondeurs de 1000 m, en suivant des trajectoires en dents de scie dans le plan vertical. Ils sont tous équipés de capteurs physiques (pression, conductivité, température) et éventuellement biogéochimiques (fluorescence, oxygène, nitrates, rétrodiffusion optique...). Les données enregistrées pendant les plongées sont retransmises à terre à chaque remontée en surface grâce au système de communication satellitaire Iridium. Les consignes de navigation sont transmises aux gliders par le même canal de communication.

Principe de fonctionnement d’un glider en mission

Les activités glider se sont développées en Europe au début des années 2000 autour des projets MFSTEP et MERSEA. Les gliders sont utilisés pour des programmes d’observation de l’océan côtier et hauturier (sections répétées) ou pour des études de processus spécifiques (par exemple suivi de structures méso‐échelles diverses telles que fronts et tourbillons).

En 2008, sous l’impulsion de deux chercheurs océanographes physiciens, P. Testor (LOCEAN) et L. Mortier (ENSTA), le CNRS a créé le parc national des gliders en partenariat avec le CETSM / IFREMER et le concours de la DGA, l’IRD et l’UPMC. Il est intégré à la DT INSU et localisé à La Seyne-sur-mer.

Le parc de gliders est constitué d’une douzaine d’engins

Les gliders sont des engins innovants nécessitant une équipe technique formée à leur utilisation et des équipements dédiés pour chacun des points suivants :

  • Préparation de l’instrument (ballastage, calibration, changement des piles, ...),
  • Mission en mer (transport, douanes, déploiement, récupération)
  • Maintenance (mécanique, électronique et logiciel)
  • Maintien de l’infrastructure de communication et service de pilotage des flottes, incluant l’interfaçage du pilotage direct par les scientifiques,
  • Gestion de la charge utile
  • R&D.

L’infrastructure nécessite, en particulier, un bassin de ballastage, un atelier spécialisé (mécanique, électronique), des serveurs informatiques (stockage, web, calcul), plusieurs lignes analogiques et modems.

Le parc fonctionne avec une subvention d’état annuelle de 80 k€. Le ticket modérateur pour accéder aux engins est de 6600 €/mois par glider à l’eau.

Activités

Le parc a été ou est impliqué dans plusieurs projets européens et français.

COST
Les planeurs sous-marins sont des plates-formes intelligentes et abordables, utiles pour les observations à long terme de multiples paramètres marins. Ils sont une pièce importante des réseaux d’observation marine présents et à venir. Quand les gliders sont déployés en essaims, ils fournissent des données à haute résolution spatiale et temporelle, quasiment en temps réel, ce qui comble le vide laissé par les réseaux d’observation fondés sur les plates-formes existantes comme les profileurs ARGO. Cela bénéficie à la fois à la recherche académique et aux systèmes d’océanographie opérationnelle sur lesquels un grand nombre d’activités marines reposent maintenant.
Cependant, les déploiements en essaims nécessitent des opérateurs hautement qualifiés et un niveau sophistiqué de coopération.
L’objectif de la proposition des « European Gliding Observatories » pour cette action COST est de construire une coopération internationale ayant les capacités technologiques, scientifiques et organisationnelles de mener ce type d’observation de façon continue.

GROOM
Le projet « Gliders for Research Ocean Observation and Management » est un projet européen FP7 pour l’étude de la mise en place d’une infrastructure européenne pour les planeurs sous-marins afin de collecter des données océanographiques. Cette infrastructure peut bénéficier à nombre d’activités marines et d’applications sociétales, qui peuvent être liées au changement climatique, aux écosystèmes marins, aux ressources, à la sécurité et qui reposent sur la recherche académique en océanographie et/ou sur des systèmes opérationnels du domaine.
Le projet définit un cadre scientifique, technologique et légal pour les activités gliders en Europe.

JERICO
De 2011 à 2014, JERICO a offert un accès transnational à des observatoires côtiers européens et à des installations d’étalonnage pour le développement de la recherche et technologie internationale. Le consortium JERICO comprend comme structure de recherche des ferryboxes, des plates-formes fixes, des gliders et leurs infrastructures c’est-à-dire les laboratoires d’étalonnage.

INCOMMET
La proposition INCOMMET répond à l’appel FP7-INCO-2011-6 mais aussi aux objectifs de l’« Environment Work Programme » de l’Europe. Le projet INCOMMET, coordonné par l’Institut National des Sciences et Technologies Marines (INSTM), la principale institution publique de recherche en Tunisie, et impliquant aussi l’Université d’Aix-Marseille (AMU, France) et la station zoologique de Naples (SZN, Italie), vise à augmenter le niveau d’excellence de la recherche de même que la visibilité de l’INSTM.

MEUST
MEUST (Mediterranean Eurocenter for Underwater Sciences and Technologies) est un projet dont l’objectif est de développer une plateforme scientifique et technologique, mutualisée, ouverte à l’international et unique au monde. Cette infrastructure alliera l’ensemble des techniques d’observation du milieu marin (Glider, rosette, ligne de mouillage), ainsi qu’un télescope de nouvelle génération pour l’astronomie des neutrinos.



- Suivez l’actualité des gliders de la DT INSU sur [https://twitter.com/GliderCNRS]

Contact : Jean-Luc Fuda