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Pico-SDLA à Bauru (Brésil) en mars 2012

Le contexte scientifique

Logo de TRO-pico

L’Agence Nationale de la Recherche a financé le projet TRO-Pico soutenu par les différents laboratoires et organismes ci-contre. En septembre 2011, le CNRS, à travers l’INSU, a signé une convention avec l’UNESP (Université de Sao Paulo) et l’Université de Reims pour cette campagne opérationnelle.

Le but de TRO-Pico est de tenter de quantifier le flux de vapeur d’eau résultant des "overshoots" convectifs (nuages pouvant atteindre l’altitude de 16-17 km) pour en déduire leur impact à plus grande échelle y compris sur la variabilité saisonnière de la vapeur d’eau. Le projet consiste en une combinaison de mesures en ballon aux tropiques, d’observations sol et satellitaires et de modélisation à différentes échelles.

La base de l’IPMET

La base de l’IPMET

C’est l’institut qui gère la météo de tout l’état de Sao Paulo qui nous accueille pour cette campagne TRO-Pico. Ce n’est pas luxueux mais on y est bien installé et le personnel local est très sympathique.

La préparation des premiers Pico-H2O

Après les tracasseries douanières, on est venu à notre métier, l’instrumentation. Ici, préparation de la première nacelle H2O :

Préparation de la nacelle

La préparation d’une chaine de vol

Préparation d’une chaine de vol

Il ne faut pas se tromper de sens et bien attacher la corde que l’on coupera au moment de la séparation aux alentours de 23-24 km d’altitude. Ici elle passe dans une gaine jaune, monte au dessus du parachute et assure la liaison au ballon jusqu’à ce que l’on coupe cette corde. Ensuite descente sous parachute (au fond sur la photo). Jean-Christophe est chargé de la préparation de ces chaines de vol et on contrôle à tour de rôle les points sensibles.

L’avant lâcher

Un champ en face de l’IPMET sert de terrain de lancement, il est situé a 300 m accessible par un petit chemin. Il est assez large mais partiellement entourée de bambous, objets d’études de l’UNESP (université de Sao Paulo).

Le déploiement de la bâche de protection de la chaine de vol et du ballon (dans le sens du vent si possible sauf surprise…) :

Déploiement de la chaine de vol
Chaine de vol déployée sur le terrain
Contrôle des paramètres de l’instrument à distance avant dépliage et gonflage ballon
Phase délicate du gonflage à l’hélium du ballon de 500 m3

Le lâcher

Après le décollage, l’instrument commence ces mesures de vapeur d’eau.

Décollage de la chaine de vol

Pendant le vol, le suivi des spectres mesurés par télémétrie HF permet un éventuel envoi de télécommandes pour changer certains paramètres du laser.

Enregistrement de l’altitude et de la position

La séparation

Une fois l’altitude plafond atteinte, il faut veiller à la séparation en estimant, d’après les prévisions de trajectoires, la zone d’arrivée. L’équipe brésilienne nous donne le top séparation quand ils estiment qu’on est dégagé des zones habitées et des routes.

Suivi de l’altitude en km, 1 position par minute, vitesse de chute après séparation à environ 26 m/s

La récupération

La zone de récupération du vol du 14/03/2012 (Pico-CH4)
Après demande d’accès au propriétaire du champ de cannes a sucre dont la ferme était à 300 m
La récupération de nuit du premier vol Pico-H2O du 09/03/2012. Il a revolé le 13/03/2012 après des petites réparations.
Tout tient dans la voiture de location : parachute, balise iridium / GPS, réflecteur radar, et instrument.

L’équipe Pico-SDLA.

Crédits photos : tous les membres de la campagne.